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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 18:54

 

The story… June 6,1996…

A mysterious explosion destroys the Chernoton Research Facility near Moscow. The explosion releases “Lucifer Alpha”, a biological weapon secretly being developed there. Carried by the tradewinds, the spreads quickly through all of Europe, and kills 80% of its population… Later on, the incident simply becomes known as… The Catastrophe.

 ... 50 years later...

 A mysterious bio-roid appears out of nowhere... Part organic, part machine, they can sweat, even bleed, thus making them nearly impossible to detect among humans...They appear during winter, killing off humans and taking their place in society among us... Thus, they become known as… SNATCHERS.

Snatcher.jpg

C’est sur cette cinématique explicative que démarre le jeu Snatcher. Sorti initialement en 1988 sur NEC PC-8801 puis jusqu’en 1996 sur diverses machines (MSX 2, PC Engine CD-ROM, MegaCD, PlayStation puis Sega Saturn pour etre precis), ce jeu sous-titré d’un ‘’Cyberpunk Adventure’’ à l’air de Terminator est ce que l’on peut appeler une Visual Novel ou tout simplement ‘’Jeu d’Aventure’’. Mais commençons par le début. Vous incarnez Gillian Seed, homme de 31 ans avec pour seule histoire visible sa séparation avec sa femme, Jamie, et leur amnésie commune qui les à décidés à quelque peu prendre leurs distances l’un de l’autre. En effet, aucun d’entre eux ne se rappelle de ce qu’il leur est arrivé trois ans auparavant, alors qu’ils se réveillèrent en Siberie. Le contexte de cette année 2047 ou se passe le jeu est que des robots à apparence humaine nommés Snatchers tuent des gens apparemment sans raison particulière. Gillian est appelle à rejoindre le QG des Junkers, organisation luttant contre cette menace dans le but de sauver la ville de Neo Kobe – Japon. Sans plus entrer dans les détails de l’histoire, pour ne pas ne pas en dire trop et de fait spoiler, il faudra donc trouver la cause de la multiplication des Snatchers à Kobe et dans le monde, et detruire cette menace. SNATCHER_022.gif
Le test de ce jeu a été fait à partir de la version Mega-CD, la seule étant parvenue jusqu’aux Etats-Unis et en Europe. Il en va de même pour les screenshots. Un prochain article montrant la différence entre les versions du jeu est à venir.

Techniquement, que donne cette version MegaCD? Certains disent que c’est le meilleur jeu de la plate-forme. Il va sans dire que c’est sans doute le cas. Si les graphismes ne sont pas exceptionnels de nos jours, ils restent de très bonne facture pour l’époque. N’oublions pas que c’est d’une version MegaDrive dont nous parlons. Le MegaCD permettait de booster légèrement la puissance de la machine de par son support CD, mais sans jamais tirer au delà de ses 16 bits. Les sprites des personnages sont souvent fixes, en dehors des clignements d’yeux et mouvement de lèvres lors des dialogues. La majorité des décors n’est légèrement animée que par des néons qui vacillent, prêts à s’éteindre. Car si l’atmosphère graphique est quelque peu épurée pour de la MegaDrive, il ne faut pas oublier que l’on est dans une Visual Novel. L’imagination du joueur doit donc bien fonctionner pour faire vivre l’univers dans lequel il est, même s’il est glauque, voire macabre.
L’intérêt du jeu vient de son ambiance prenante et de son background intéressant. Si le système d’enquête n’est pas exempt de défauts, il faudra tout de même faire preuve de réflexion et de mémoire pour pouvoir trouver ce que l’on cherche parfois. Il ne sera pas rare de buter et ne pas trouver ce que souhaite concrètement le jeu. Heureusement, celui-ci n’est pas avare d’aide, ce qui n’est pas du luxe, du fait que la localisation la plus proche de nous soit la version anglaise du jeu – Ce qui ne sera pas une partie de plaisir pour tout le monde. Mais il faut avouer que souvent, on SNATCHER 035 tâtonne sans trop savoir quoi faire, puis on se met à relire ce qu’on a déjà lu plusieurs fois dans l’espoir que cela déclenchera quelque chose. Ce qui est souvent le cas, chaque chose menant à une autre, faisant avancer peu à peu l’enquête. Entre phases dans divers lieux et au QG, phases de recherche donc et phases plus légères où Gillian tentera lamentablement de s’attirer les attentions des protagonistes féminines qu’il rencontrera, il y’aura de quoi faire, même si l’on avance un peu comme sur un rail. On pourra aller se promener la ou on veut par moments, mais uniquement si le jeu le permet. Aller dans certains lieux, mais seulement s’ils sont accessibles. Il est parfois possible de visiter certains endroits dans l’ordre de son choix mais c’est assez rare. Reste toujours les phases de dialogue par ‘’téléphone’’. A l’instar de Metal Gear Solid (Tiens, première référence à MGS. Je ne vous avais pas dit que le jeu était de Kojima Hideo? Voila qui est fait et qui va expliquer un peu ce qui va suivre, ainsi que d’autres éléments.), vous pourrez passer des appels à d’autres personnages pour en apprendre plus sur eux, et parfois faire avancer votre enquête ou les rencontrer. Il sera aussi possible de composer des numéros au hasard – Comme lorsque l’on cherchait au hasard des fréquences de Codec dans MGS pour voir s’il se passerait quelque chose (Ne me dites pas que vous ne l’avez jamais fait, je le croirai difficilement), puis parfois tomber sur, par exemple, une hôtesse de chez Konami vous faisant des louanges très justes du jeu, ou sur des numéros coquins. Il en va de même pour les recherches par Jordan, l’ordinateur de recherche du Junker (Je vous laisse le soin d’y trouver le message laissé par Kojima-san himself).
  SNATCHER 025 J’ai dit coquin? Supposé coquin alors. Car les hôtesses de charme que vous pourrez avoir au bout de la ligne vous surprendront à vous parler de choses purement paranoïaques, comme, hum… Comme si tout ce que Gillian faisait était vu et entendu par quelqu’un, derrière un écran à surveiller, l’influencer, et euh… Ce genre de choses, vous voyez. Ce coté très légèrement ‘’léger ‘’ associé à certaines scènes de drague bien grasses et foireuses de Gillian et j’en passe ne sont pas le seul motif qui fait placer ce jeu comme à déconseiller aux âmes sensibles. Comme dit plus haut, l’atmosphère est glauque, et vous ne vivrez pas l’expérience sans y vivre des scènes relativement macabres, à la limite du cauchemar la nuit. Mais c’est ce qui en fait, d’un coté, un jeu d’une rare exception dans le genre.
Jeu d’ailleurs d’une relativement bonne durée de vie. 10, 12 heures seront nécessaires pour en venir à bout, ce qui n’est plutôt pas mal pour un jeu d’aventure de ce genre, et de cette époque. Bien sur, si l’on se limite à la quete principale sans jamais faire d’entrainement, en parlant au minimum necessaire aux personnages alentours et autres, la durée de vie se verra légèrement plus courte, mais l’apprehender d’une manière plus ‘’telle qu’elle se deroulerait dans la vraie vie’’ la rend plus realiste et fait durer plus l’expérience.
  Le support CD sur laquelle se trouve cette version fait également des miracles niveau bande-sonore. Les dialogues parlés sont de bonne qualité et nombreux. Certaines voix grésillent tres légèrement mais chaque personnage est facilement reconnaissable à sa voix et manière de parler. Le jeu d’acteur est relativement satisfaisant, même si l’on semble parfois remarquer quelques mauvaises répliques dignes d’une série Z. Il est à noter par la même occasion que la synchro labiale est tres bonne. Les thèmes musicaux, s’ils sont au final assez peu nombreux, restent dans la tete et finissent par y rester ancrés. Ce n’est pas un mal rassurez-vous, car ils ils sont tres bons et ne deviennent SNATCHER_024.gif agaçants qu’au bout de plusieurs longues minutes de recherche pour la résolution d’une énigme sans succès. Il est que l'ensemble constitue une bande-son forte, tres reussie et toujours à propos. Les bruitages sont également tres bons et nombreux et contribuent à donner une ambiance particulière et unique au jeu.
  Que dire de plus? Qu’au final on retrouve bien la un jeu de Kojima-san. On retrouvera dans Snatcher des références multiples au cinéma, Terminator en premier, mais également à Metal Gear Solid, votre compagnon robotique s’appelant lui-même Metal Gear MK II (MK II sans doute en référence à la MegaDrive II). Les références à Konami même sont nombreux et bien cachées, les twists dans l’aventure sont nombreux et parfois retombent humoristiquement à l’eau. Le système d’appels fait lui-meme directement penser au Codec de Metal Gear, à ceci pres qu’on ne recevra heureusement pas d’appels tous les cinq minutes. Les énigmes et phases de shoot sont relativement simples bien que de plus en plus réfléchies et corsées.

C’est donc bien la une perle que l’on tient. Un fan de la serie Metal Gear Solid, de Terminator et autres Visual Novel (Le système de jeu ‘’Je tente toute ce que je peux en cliquant partout fait notamment penser à Phoenix Wright ou l’on doit faire ce que le jeu à prévu qu’on fasse) ne pourra pas passer à coté. C’est un jeu à coté duquel il ne faut surtout pas passer! 

(Une pure merveille, que j'vous dis!) 
Par Lynken - Publié dans : C:\Users\Lynken\Videogame
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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 00:28

Parfois, on rencontre des jeux qui ont surtout un succès d'estime alors qu'ils méritent bien plus. Suis-je ici pour réparer cette injustice? Car en plus de parler de choses que j'ai pu aimer et vous déconseiller celles qu'il ne faut pas voir ni essayer parfois, j'aime jouer le justicier des choses qui le méritent. Et c'est bien le cas de Rocket Knight Adventures, car après tout, qui se souvient encore du plus kawaii des opposums, Sparkster? Sans doute peu de monde, et c'est bien dommage.1281697812-rocket-knight-adventures.jpgNé en 1993, Sparkster est un petit opposum chevalier (Ayant quelques petites ressemblances avec Mickey Mouse je trouve... Mais bref.) au service, bien entendu, d'un Roi. Dans un royaume prospère où tout va bien, débarqua un jour l'armée d'un royaume alentours, venant enlever la princesse... C'est donc à Sparkster d'aller la secourir au travers de nombreux niveaux. Rocket-Knight-Adventures--E-----_011.gif
Si l'histoire paraît assez simpliste, comme elle pourrait l'être pour la majorité des jeux de l'époque, ce n'est pas tout à fait le cas car le celui-ci se révèle en fait avoir un background plus poussé qu'on ne pourrait le croire (Je vous invite donc à consulter la page du site encyclopédique de référence pour en savoir plus... Je ne le traiterai pas ici car l'histoire sus-citée est la seule se dévoilant réellement dans le jeu). Toujours est-il que concernant le Sparkster, il doit sauver une princesse, et c'est tout ce qu'il faut savoir pour se lancer dans l'aventure et l'action.
Car de l'action, il y'en a dans Rocket Knight Adventures, et pas qu'un peu. Si le jeu se présente comme un simple jeu de plateforme, il s'avère enchainer les séquences d'anthologie, comme une poursuite avec un mechant sur une voie de chemin de fer délabrée, affronter un poisson mecanique gêant se terrant dans un lac de lave, échapper à la destruction progressive d'une tour bourée de niveaux s'effondrant sur le joueur... Bien sûr, dans le reste de l'aventure on s'occupe des soldats de base en traversant les niveaux et dégommant les boss plus que réguliers, ayant tous des patterns bien précis qu'il faudra apprendre à apprivoiser avant d'espérer s'en tirer sans trop de degats. Car oui, le jeu est assez difficile, malgré les 5 Continues de 3 vies chacun que peut offrir le jeu dans son Mode Normal.

Rocket-Knight-Adventures--E-----_019.gif

Il faudra donc compter avec l'adresse du joueur et la principale caractéristique autour de laquelle s'articule le jeu. Effectivement, Sparkster n'est pas nommé le Rocket Knight pour rien car il se trouve qu'il dispose d'une espèce de roquette qui, une fois chargée, peut le faire atterir à des endroits innacessibles autrement, tout dégommer autour de lui, aller vite, et dans certains cas carrément laisser cours à une courte mais réussie séquence de Shoot'em up. Il est également capable de se suspendre à une branche ou autre dans certains passages, donnant accès à des items cachés pouvant être bien utiles, le tout dans une maniabilité des plus agréables, si l'on excepte les légers glissements de Sparkster par moment. Mais cela n'est qu'une petite tâche sans trop d'incidences dans le très bon tableau qu'offre le tout.
Graphiquement, on a là le droit à du très bon Konami. Les graphismes sont assez fins et colorés pour un MegaDrive, les sprites des personnages suffisament grands pour etre convainquants. L'animation est parmi les meilleures vues sur la 16-Bits de Sega. On notera quelques ralentissements par moments, lors de certaines explosions, elles-mêmes très réussies. Si certains passages peuvent laisser un leger mal aux yeux (Voir en dessous), il n'empêche qu'encore une fois les explosions sont joliement fichues, ainsi que certains passages comportant plusieurs niveaux de Scrolling - chose pouvant paraître tout à fait naturelle de nos jours, mais qui était déjà plus rare sur une MegaDrive. On fera également une grande mention au Stage 3 avec les reflets de lave aussi utiles que réussis. Rocket-Knight-Adventures--E-----_009.gif
En ce qui concerne la musique du jeu... Oui, d'accord, on est sur une MegaDrive. Et alors? Ah, le processeur d'une MegaDrive est "digne d'un vieux klaxon usé"... Oui, ... Mais non. Car si effectivement les mélodies ont ce petit timbre légèrement "acide" typique de la console, ce n'était pas sur un, ni deux, ni trois (... Ni quatre), mais sur cinq compositeurs qu'il a fallu compter pour composer la bande son du jeu. On retrouve parmi l'equipe sonore Michiru Yamane, également responsable de plusieurs OST de la série Castlevania, ce qui n'est pas rien. Il faut se dire tout de même que ces cinq compositeurs n'ont pas été de trop tant le tout est reussi. Des thèmes héroïques, tantôt amusants, tantôt dramatiques, c'est-ce qu'il faudra pour faire du tout quelque chose de très bon. On retiendra en particulier, là encore la musique du level 3, ainsi que celle du boss final, angoissante et stressante à souhait. Ah, et celle des sous-boss aussi... Et du premier level... Et puis aussi, celle de...
Pour terminer, il est à signaler tout de même que la durée de vie du jeu est assez conséquente pour une simple cartouche de MegaDrive, surtout quand on prend en compte que celle-ci ne contient pas de sauvegarde, et encore moins de mots de passe. Et même pas de Code Konami pour débloquer quelque chose! Mais qu'importe, Rocket Knight Adventures reste du bon cru, du très bon que je ne saurai que conseiller à tout amateur de la MegaDrive, de bons jeux de plateforme, et d'oppossums kawaii, aussi. Hum...

 

Rocket Knight Adventures (E) [!] 003
Sachez egalement qu'il existe une suite sur MegaDrive, plus sobrement appellée Sparkster, dont la qualité n'est pas autant au rendez-vous qu'elle le fut pour l'episode fondateur. On se penchera plus volontiers sur l'episode du meme nom sorti sur Super Nintendo en 1994, plus digne heritier de la formidable aventure du petit opposum qui aurait pu, avec Pentaro (Penguin Adventure) entre autres, devenir une des mascottes phares de Konami. Il est a noter pour clore cet article qu'il est possible de retrouver Sparkster en tant que personnage jouable dans International Track'n Field DS.

 

Musique ecoutée pendant la redaction de l'article:
Rocket Knight Adventures Original Soundtrack
... Logique

 

Et surtout, n'oubliez pas: 

   

 

 

Par Lynken - Publié dans : C:\Users\Lynken\Videogame
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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 22:04

 


Pas la motivation de faire un article aujourd'hui. J'aimerais juste faire un hommage au beau pays
qui qu'est le Japon, à ses disparus. En esperant que tout s'arrangera definitivement au plus vite.
Je vais je pense aller faire une donate sur le site de la Croix-Rouge Japonaise. Ca n'est pas grand chose
mais je pense qu'un minimum de solidarité n'est pas mal venue.
https://www.croix-rouge.fr/Je-donne/Don-ponctuel?elk_daf_code=T0031

Le cours du blog reprendr des le prochain article.

Par Lynken - Publié dans : C:\Users\Lynken\Others
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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 19:08

Jeu des chinois de chez Konami, Metal Gear est une série trop sérieuse où l'on ne doit pas tuer des gens parce que sinon on peut se faire tuer aussi! Débuté en 2002 avec Metal Gear Solid 2 - on ne sait pas pourquoi ça commence avec le deuxième épisode d'ailleurs mais c'est pas grave, ce jeu d'espion où l'on doit être discret est tres sérieux parce que... Euh, just a minute... C'est quoi ce script pourri, qui est-ce qui m'a écrit ce tas de boue? On recommence.

Debutée en 1987 sur MSX, la serie Metal Gear fut réellement une découverte vers 1998 dans le monde, et l'année suivante en Europe avec Metal Gear Solid, l'épisode dont nous allons aujourd'hui parler. Mais si cet épisode semble être tout neuf, on pourrait sous certains aspects le voir plutôt comme un portage 3D du cultissime Metal Gear 2: Solid Snake tant certains éléments en sont repris. Quoi qu'il en soit, MGS est un épisode à part entière et aussi celui qui relança véritablement la série.

1998: Metal Gear Solid

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/4/4b/Mgs1_logo.jpg

Vous incarnez ici Solid Snake, un ancien membre de l'unité Fox Hound maintenant à la "retraite". Forcé de reprendre du service sous le commandement de son ancien chef - et également ami Roy Campbell, il doit s'infiltrer dans la base de la nouvelle unité de Fox Hound, ayant menacé de lancer une ogive nucléaire si leur demande de remise des restes du légendaire soldat Big Boss

n'est pas acceptée. C'est donc au joueur de le guider dans les installations ennemies jusqu'à retrouver les otages et éventuellement détruire le Metal Gear Rex s'il le faut.
Concrètement, si l'histoire semble assez simple et digne d'un film d'action hollywoodien quelconque, on se rend vite compte au fil du jeu que de nombreuses intrigues se rajoutent, touchant parfois même à la réalité. Les personnages ont tous, ou presque, un background assez intéressant et une histoire propre à eux mêmes qu'on découvrira au fil du jeu. Il ne faut pas avoir peur de la lecture et des passages lents, car Metal Gear Solid a souvent été considéré comme un "film interactif" tant les cinématiques sont nombreuses. On peut bien compter une dizaine d'heures de jeu au total, à diviser par deux si l'on zappe toutes les scènes de discussion et autres. Mais la force scénaristique de Metal Gear Solid vient du fait que ces scènes sont rarement inutiles et souvent très bien ficelées et à propos.
En parlant des cinématiques, il est de bon ton de dire que pour une production de 1997, celles-ci sont toutes très réussies. Certes, les personnages n'ont pour yeux qu'une bande noire et leurs lèvres ne s'ouvrent pas quand ils parlent, mais la mise en scène, et la qualité graphique globale font que la sauce prend sans problème. Car malgré tout, Konami signe là une superbe production qui rivalise sans problème avec, par exemple, un Final Fantasy sur la même machine. La maniabilité n'est pas mauvaise, loin de là, bien qu'on trouve quelques automatismes assez agaçants, comme la visée automatique du

Socom qui est parfois laborieuse, pour ne pas dire exaspérante. Niveau sonore, si le doublage Français n'est pas aussi bon que le doublage Americain, il reste tout de même écoutable. De toute manière, vous n'aurez pas le choix puisque le choix de la langue est impossible, tout comme pour les textes dans lesquels on peut trouver une ou deux coquilles. Les thèmes musicaux restent pour certains cultes, comme ceux des alertes lorsque le joueur se fait repérer, ainsi qu'Enclosure ou le thème composé par Muranaka Rika pour l'intro, tout bonnement magnifique, mêlant mélancolie et sonorités typiquement asiatiques.
Notons pour terminer la volonté de Konami à faire comprendre au joueur dans quoi il s'embarque, car il est possible de trouver parmi les modes de jeu un résumé complet incroyable de Metal Gear et Metal Gear 2, ainsi que des vidéos "interactives" (On se contente de bouger la camera et changer l'angle de vue), expliquant ce qu'il se passe juste avant la mission, au travers d'entretiens avec Snake. Notons pour terminer que si les scènes de ce genre sont fixes, les illustrations restent de très bonne facture, bien dans le ton et l'ambiance du jeu.
Metal Gear Solid est, si la critique ne suffit à le comprendre, et n'ayons pas peur des mots, un jeu vidéo culte qui se doit de rester gravé dans les mémoires des joueurs, ne serait-ce que parce que n'importe qui s'est amusé au moins une fois à beugler "SNAAAAAAAAAAAAAAAAAAKE" comme on peut si souvent l'entendre d'un protagoniste tel un Stallone  pourrait le faire dans n'importe lequel de ses films. Mais c'est surtout l'aventure riche, intéressante et plus intelligente que la moyenne pour une période où l'action et la plate-forme régnaient en maitre.

1999: Missions Spéciales

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/1/15/Metal_Gear_Solid_Missions_spéciales_Logo.png
L'année suivante, Konami rempile avec une extension de Metal Gear Solid: VR Missions. Tirant le mode spécial du jeu d'origine à son maximum pour en faire un jeu seul, VR Missions propose 300 missions plus ou moins longues séparées en différentes catégories. Le but? Apprendre au joueur à jouer pleinement à MGS et à s'amuser, sans doute.
Première constatation de la version Européenne: Le jeu se trouve dans un boitier double comme MGS. Alors, on se dit que ca risque d'être assez long et en vaudra le coup. Mais une fois la boîte ouverte, on s'aperçoit qu'il n'y a en fait qu'un seul cd, estampillé 0.3 sur le coté, comme pour dire que si le joueur de MGS n'a pas ce troisième CD, il n'a pas le jeu complet. C'est d'ailleurs ce que l'on ressent de plein fouet lorsque l'on met le cd dans sa console, car celui-ci s'arrête au bout de quelques secondes pour afficher le message "Please Insert Metal Gear Solid CD1 or CD2". Hum... D'accord, toi qui a voulu jouer à ce jeu en te disant "trop bien, y a un ninja sur la boite ça doit être cool", tu n'as plus qu'à le remettre en vente quelque part ou acheter le jeu original.
Bref, une fois le jeu lancé, on découvre quatre catégories différentes, dans lesquelles seront disposée les missions selon leur type. C'est au fil de la réussite de celles-ci que d'autres se débloqueront, et ainsi de suite, pour atteindre au final les 300 missions possibles. Certaines sont conventionnelles, comme tuer tant de gardes avec telle arme en un temps donné, ou être discret sous peine de faire interrompre la mission. On pourra également retrouver des missions plus originales et étranges, comme le mode Mystery, ou l'on doit résoudre des enquêtes sous fond de musiques étranges et légèrement stressantes à force. Le plus pur délire se trouve tout de même dans cette mission où le joueur devra affronter un garde géant... Ou deux. Bref, de quoi faire, en particulier pour le joueur voulant relever les défis, puisque chaque mission devra non seulement s'effectuer dans un temps limité, mais pourra également battre des records, lui donnant sans cesse envie de reprendre une mission pour s'améliorer au possible. C'est d'ailleurs là l'un des points de gameplay de ce VR Missions, l'apprentissage par l'erreur. Car plus l'on tente une mission, plus l'on apprend inconsciemment les patterns des ennemis et le timing à prendre entre chaque action, plus l'on excelle pour s'approcher du meilleur score possible, gratifiant le joueur du "Excellent, Snake" du Colonel.
En parlant de ces congratulations, vous pourrez au final entendre quatre remarques en fonction de ce que vous obtiendrez comme score: celui du Colonel, l'étrange "Une facile, Snake" de Naomi Hunter là ou le reste des dialogues sont en anglais (... A moins que ce soient mes oreilles qui me jouent des tours), et "It was good as they said" de la même Naomi. Au niveau des thèmes musicaux du jeu, on retrouve, comme dans le mode VR Missions de MGS les thèmes de MG2 refondus pour accompagner les niveaux. Le joueur n'ayant jamais touché à MG2 n'y verra que du feu, tandis que celui les connaissant déjà se verra ravi de les retrouver. Il reste tout de même des thèmes originaux comme celui du mode Mystery, ou le remix doux et planant du thème principal qu'on peut retrouver dans le bonus "Photography", qui consiste à... Prendre des photos de Naomi. Rien de pervers, je vous assure... Ou presque.
Au final, bourré de contendus, de bonnes idées de gameplay et de missions titillant toujours plus la fibre compétitive du joueur à se surpasser, VR Missions est également un excellent entrainement pour quiconque voudrait reprendre MGS ensuite avec son entrainement tout neuf, et s'amuser un peu plus avec les gardes. Quand il ne fera pas une crise de nerfs au vu de certaines missions beaucoup plus difficiles d'un seul coup bien entendu. Un cd a réserver aux fans absolus de Metal Gear Solid donc, sans hésitation.

2004: Les Serpents Jumeaux
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/7/72/Metal-gear-solid-twin-snakes.png
C'est six ans plus tard que l'histoire se repète, puisque Metal Gear Solid se voit réadapté par les Canadiens de Silicon Knights (Eternal Darkness, Blood Omen: Legacy of Kain) sous la supervision la encore de Kojima Hideo sur la 128 bits de Nintendo, le GameCube. Choix étrange de la part de Kojima dont les jeux sortent en général plutôt sur les consoles de Sony. Aurait-ce été choisi plusieurs années en avance pour assurer une place à Snake en tant que Guest dans le futur Super Smash Bros Brawl? Nous ne le saurons peut être jamais, mais ce que nous pouvons savoir, c'est que ce TTS s'avère être une excellente initiative tant il fait partie de ces jeux "remake" semblant être un nouvel épisode tout neuf d'une série tant il n'a plus énormément à voir avec l'original.
L'histoire reste la même, vous incarnez Solid Snake qui doit aller sur l'île de Shadow Moses sous le commandement de Roy Campbell, et ainsi de suite. Pas besoin donc de détailler plus l'histoire, car toute la différence se fait dans le reste. Si l'on a toujours face à soi un jeu d'infiltration, force est de constater qu'il est beaucoup plus difficile qu'avant. Le simple mode Facile de TTS est égal au mode Normal de l'épisode d'origine et ainsi de suite. Le nombre de gardes a triplé, et ceux-ci ne vous lâchent plus d'une semelle à moins de quitter la zone où l'on se trouve au moment de l'alerte. Ils savent désormais également se défendre un peu mieux et n'hésiteront pas à tirer sans sommation, ce qui oblige désormais le joueur à ne plus parader dans les couloirs de la base en se disant "Ah mais j'm'en fiche, les gardes sont tellement idiots qu'on peut les semer en dix secondes!".
Les techniques d'infiltration sont également plus nombreuses. Si l'on peut bien entendu utiliser une arme, ramper, courir et autre, on peut également désormais marcher plus discrètement, l'ouïe des garde ayant été revue à la hausse. Il sera également possible désormais de se suspendre à une corniche pour échapper à un garde passant par là trop vite, au risque que celui-ci tente de vous écraser la main, faisant ainsi faire une chute parfois fatale. On pourra également se cacher dans un placard pour échapper à des gardes trop collants, et également cacher un cadavre pour qu'il n'attire pas d'autres gardes.
Les armes ont également plus d'intérêt et peuvent être utilisées différemment. La vue interne de Snake permet de tirer désormais, ce qui change la donne dans certains passages. De nouvelles techniques seront possibles pour combattre les boss, ce qui assure le renouveau dans les affrontements.
Techniquement, les graphismes sont superbes pour cette époque, et Meryl ressemble enfin à quelque chose, ainsi qu'on voit enfin les yeux de Snake. L'animation est plus fluide qu'auparavant et on s'émerveillera devant le nouvel enchainement de Snake bien plus spectaculaire que celui de la version originale. Il est à noter que la mise en scene des cinématiques a été assurée par Kitamura Ryuhei (Aragami, Azumi...), rendant celles-ci bien plus dynamiques et spectaculaires encore qu'auparavant, voire même à la limite de l'abusif tant les actions spectaculaires et "bullet-time" de Snake sont légion. Cela n'empêche en rien le jeu d'être encore plus immersif et appréciable, au contraire, et l'on peut même parfois noter une touche d'humour, voire même de romance légèrement mal placée et agaçante au final, laissant un peu le joueur se dire "Mais on s'en fout de tes histoires d'amour Snake, tu finiras la scène d'amour dans un petit lit rond avec elle plus tard si tu veux".
Musicalement, si les gardes ont regulièrement la même voix, celle de Snake assurée par David Hayter est épique et culte (A tel point que Snake en prend son prénom, vous verrez). Les voix des autres personnages sont très réussies également, ce qui donne un tout plus que cohérent. Le nombre de thèmes musicaux a été revu à la hausse puisque la soundtrack a doublé, pour s'adapter encore mieux à toutes les situations du jeu. Konami fait même l'honneur aux fans de clôturer le jeu avec le thème "The Best is yet to come", la mélodie d'intro de l'épisode original composé par Muranaka.
Pour terminer, il convient de dire que le seul vrai aspect original du jeu vient des Dog Tags, les plaques des personnages que l'on peut rencontrer tout au fil du jeu. Celles-ci sont dissimulées ça et la, et parfois très difficiles à trouver, ou d'une façon particulière. Il s'agit donc là d'un petit bonus de recherche et d'exploration du jeu déjà bien rempli et intéressant, car on peut le considerer grossièrement comme un "simple" portage de la version originale dans laquelle on a rajouté toutes les nouveautés de Metal Gear Solid 2. On préfèrera pour notre part considérer le jeu comme un remake faisant d'un jeu un nouveau jeu comme l'avait fait par exemple Poekmon avec Heart Gold et Soul Sivern car en plus d'etre plus flatteur pour un jeu qui le mérite amplement, il tire plus de ce côté.
Si Metal Gear Solid était déjà un jeu unique et parmi les meilleurs de la PlayStation, on peut considérer The Twin Snakes comme l'étage au dessus, à la hauteur de Metal Gear Solid 2. Donc, à essayer à tout prix pour tout fan de la serie qui possèderait une GameCube. Du grand art vous dis-je, du grand art!

Pour conclure cette grosse critique, il est à signaler que Metal Gear Solid se trouve sans trop de problèmes dans les boutiques d'achat-revente désormais, et doit également se trouver sur le PlaStation Store pour tout possesseur de PlayStation 3/ The Twin Snakes en revanche se fait rare et avoisine les 40 euros sur les boutiques d'occasion, de quoi s'acheter au moins deux GameCube de nos jours. Fouillez les brocantes, peut-être qu'avec un peu de chance vous le trouverez à 6 euros... Comme moi.

Par Lynken - Publié dans : C:\Users\Lynken\Videogame
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Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 17:24

!Oh, cela faisait bien longtemps que je n'avais posté aucun article, ni video... Depuis le jour de Noël, à vrai dire. Il s'est passé tant de choses depuis... Laissez-moi vous conter mes aventures, depuis ce temps... Si vous le voulez bien?
A Noël, je devais recevoir certains jeux video que je ne reçus pas, faute aux vendeurs de sites internet qui ne savent pas gerer leur boutique, et laissent de faux espoirs aux gens. J'ai alors decidé d'aller quelques jours après dans une boutique d'achat-revente comme j'en fréquente tant. Les vendeurs commencent peut-être un peu à me connaître... Bref, c'est avec cette sortie pour renouveler ma ludothèque que tout commença. Je fus pris d'un violent malaise, puis passai une nuit absolument terrible, le soir du Nouvel An. Quelle meilleure façon de commencer l'année qu'en étant totalement malade et completement à plat, même après une dizaine d'heures de sommeil? Quoi qu'il en soit, je me rendis vite compte que ma vie allait prendre de l'importance, et c'était d'ailleurs pour ça que je n'avais plus tellement le temps de poster sur le blog peut-être, malheureusement.
En premier lieu, je me rendis compte que j'avais des pouvoirs psychokinétiques. Chose étrange... Je pouvais me régénérer, laisser mon esprit vagabonder ailleurs... Ca a légèrement disparu depuis, mais qu'importe, au vu de mes autres aventures. J'ai été emmené presque de force dans une base militaire où je devais déjouer les plans de terroristes qui menaçaient de lancer un missile qulelque part sur Terre, si leurs exigeances n'etaient pas acceptées. C'etait ma première visite en Alaska, et moi qui aime le froid, j'etais gaté. De belles températures à faire de l'hypothermie, c'était juste génial. Quoi qu'il en soit, sachez que j'ai quand meme évité à la Chine de prendre un missile en pleine poire, j'ai évité une troisième guerre mondiale... J'a décidé d'aller prendre quelques vacances dans l'espace, pensant être tranquille. Mais, je me suis vite aperçu qu'en plus des femmes végétales, des hommes-robots et autres trucs du genre, nous étions menacés par des aliens qui pouvaient prendre l'apparence de n'importe qui, de n'importe quel humain, dans le but de nous exterminer. Je suis allé jusqu'à leur planète pour les éradiquer... J'avais le sentiment que tant qu'il resterait une seule créature de leur espece, ces saletés continueraient à nous menacer. Mais il n'y a plus de peur à avoir, leur planète mère n'est plus...
Je suis donc reparti sur Terre, où je fus recueilli par deux charmantes policières qui... tentèrent de m'arrêter en premier lieu, parce que "mon vaisseau dépassait les limitations de vitesses". Heureusement qu'elles ont cru à mes histoires, sinon j'étais bon pour aller passer mes vacances en prison... Ca aurait été dommage, il aurait fallu que je me batte contre les gardes.
Après quelques temps à les aider dans leurs missions, je décidai de repartir à l'aventure. Je voyageai vers des îles tropicales, moi qui n'aimais pas tellement ça, pour au final me retrouver sur une ile pacifique où se déroulaient les tournois de combattants de rue. Qu'à cela ne tienne, je fus embarqué dans les histoires de mafia de l'ile, et je dus aider à les arreter. Hum, heureusement que c'était la petite policière chinoise qui me le demandait, je n'aurais sans doute pas accepté si ça avait été le crétin à bandana toujours affamé qui me l'avait demandé.
Apres tant de "vacances", je décidai tout de même de rentrer à la maison, parce que tout de même, j'avais laissé tous mes animaux de compagnie seuls... Un oiseau, un papillon, un aligator entre autres... Heureusement qu'ils étaient sages, il ne m'en ont pas trop voulu. N'aurait plus manqué que ça, que j'me fasse bouffer par un aligator après tant d'absence. Pis bon, meme si je ne laisse pas mon activité de coté puisque je suis tout de meme des missions virtuelles d'entrainement et que je sens venir de nouvelles aventures tres bientot, j'en profiterai pour repasser sur le blog, pour laisser ces petites nouvelles à mes lecteurs. J'espere que tout va bien pour vous! La prochaine fois que je pars en "vacances", j'essaierai de prendre des photos... Ou de faire des videos, mais j'avais oublié totalement mon apn...
Ah, et aussi, je voulais vous dire. Bon retour sur le blog! Pour feter ca j'ai ouvert le compte Twitter tant promis, ou vous pourrez donc suivre les actus du blog, les previews de nouveaux articles ainsi qu'une preview de nouvel article publié, histoire de voir si vous avez envie d'aller le lire ou non, et on verra si ca tient ou non. Et bon courage à ceux qui trouveront toutes les references de cet article. Les personnes qui en trouveront auront leur nom dans le prochain! A vous de jouer.

Par Lynken - Publié dans : C:\Users\Lynken\Others
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